Boycott des cours de mercredi: Plus de 40 directeurs d'écoles mutés et sanctionnés

Voici les inspections primaires concernées
Mesmin Komoé : « Les mesures arbitraires ne nous feront pas fléchir »
07/10/2016
Que ce soit Kandia Camara ou Mesmin Komoé, personne ne veut reculer (Photo d'archives)
Le bureau national du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (Midd) s'est réuni hier mercredi 5 octobre, au siège du syndicat à Marcory-Hibuscus.

Présidée par le secrétaire général, Mesmin Komoé, la rencontre a principalement planché sur la situation des enseignants sous le coup de sanctions par des inspecteurs de l'enseignement primaire (Iep) et les perspectives de la lutte.

Sur le point des sanctions ordonnées par la ministre Kandia Camara, qui, dans une récente circulaire, donnait plein pouvoir aux Iep de sanctionner tout réfractaire aux cours de la matinée du mercredi, les membres du directoire du syndicat le plus influent du primaire ivoirien ont relevé que ce sont au total 47 de leurs camarades qui sont sous sanctions.

Les concernés sont frappés à la fois par des mesures de mutation et de révocation de poste annuel. Il s'agit des directeurs d'écoles épinglés comme acteurs du boycott des cours de mercredi dans leurs différentes écoles. Ces derniers ont tous été mutés dans d'autres établissements où les plus chanceux sont nommés directeurs adjoints. Les autres eux perdent le privilège de responsables d'école pour devenir de simples instituteurs craie en main.

Sur la liste, l'on note que dans un seul groupe scolaire de Koumassi, 6 directeurs sur les 7 sont touchés par la mesure. Dans les circonscriptions scolaires d'autres communes du district d'Abidjan, notamment Yopougon, Cocody, Treichville et Adjamé, les directeurs mutés et rétrogradés au poste de directeurs adjoints ou encore de maîtres craie en main sont issus de différentes écoles avec une moyenne de 4 directeurs sanctionnés par établissement.

A l'intérieur du pays, les cas de sanction ont également été signalés à Yamoussoukro et Gagnoa. « Madame le ministre est dans une logique d'intimidation avec des mesures arbitraires pour contraindre les camarades à accepter sa réforme injuste et inopportune. Ce n'est pas la solution. La solution, nous l'avons déjà, c'est un cadre d'échanges consensuel pour trouver la formule adaptée et appropriée. Sinon, les mesures arbitraires comme on le voit actuellement, ne nous feront pas fléchir », a prévenu le leader du Midd. Mesmin Komoé. « La mutation de directeurs d'écoles se fait actuellement au mépris des textes réglementaires. C'est une fonction annuelle dont le titulaire est désigné par une commission présidée par le directeur régional de l'Education nationale. La mutation de directeurs régulièrement désignés par une commission et en faire des adjoints dans leurs nouvelles écoles ne nous semble pas la meilleure manière de régler le problème posé. Çà n'ira certes pas loin, mais il faut savoir que ces mesures arbitraires peuvent durcir le mouvement », a-t-il interpellé.

Notons que pour mettre fin au bras de fer entre Kandia Camara et le Midd, le comité du dialogue social de la Fonction publique s'est approprié le dossier et mène actuellement des consultations pour rapprocher les positions des deux parties.

TRAORE Tié

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  • SOURCE: L'inter

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