Après 3 jours de grève, les enseignants exigent le reversement des salaires suspendus

Ils avertissent:'’ Celui qui se mettra au travers de la lutte paiera toute sa vie'’
08/02/2020
Après 3 jours de grève, les enseignants exigent le reversement des salaires suspendus
Ako Nomel Hydri (à g) est le porte-parole de la Cosefci.

Le directoire de la Coalition secteur Education/formation de Côte d’Ivoire (Cosefci) a animé une conférence de presse, le jeudi 6 février 2020, à Yopougon, relativement aux salaires des enseignants qui ont été suspendus, au terme de la grève du 28 au 30 janvier 2020. Cela, par la voix de son porte-parole Ako Nomel Hidry.

‘’ (...) A la suite de l'arrêt de travail du 28 au 30 janvier 2020 de la Cosefci, les salaires de plus de trois cent (300) enseignants ont été suspendus. Dans le même temps, dix-neuf (19) syndicats d'autres ministères ont observé un arrêt de travail de deux semaines, sans connaître des suspensions. Est-ce à dire que la grève est interdite au ministère de l'Education nationale ? La Cosefci condamne avec la dernière énergie cet énième acte d'abus de pouvoir permanent sur les enseignants de Côte d'ivoire (...). La Cosefci appelle le gouvernement à reverser, ici et maintenant, les salaires des enseignants suspendus, de mai 2019 et de janvier 2020, conformément à l'article 8 de la loi 92 -571 du 11 septembre 1992. En principe, c’est le nombre de jours de grève qui devrait être ponctionné, comme le dit la loi. D’ailleurs, nous les enseignants, quand nous arrêtons le travail, à la reprise, nous commençons les cours où nous les avons laissés et rien n’est perdu. C’est pourquoi, nous exigeons le reversement de nos salaires (...) Faut-il encore le rappeler, une fois de plus, que ces actes sont des violations gravissimes de la constitution, du code du travail ,du statut général de la Fonction publique et des conventions 87 et 98 relatives à la liberté syndicale'’, a fait savoir le conférencier qui a demandé au Premier, ministre Amadou Gon, d’entamer les discussions sur la base du consensus arrêté à Grand- Bassam, non sans appeler les enseignants à se tenir prêts pour répondre à des mots d’ordre.

Quant à Pacôme Attaby, ex-porte-parole, il a mis au défi le gouvernement, de bloquer encore les salaires à la fin de février. ‘’A ce moment-là, celui qui se mettra au travers de la lutte, paiera toute sa vie'’, a-t-il averti.

Rappelons que les revendications des enseignants du préscolaire, primaire et secondaire public sont: la revalorisation des indemnités de logement des instituteurs et professeurs du secondaire, la suppression des cours de mercredi matin dans le primaire, le relèvement au double de toutes les primes liées aux examens scolaires et la rémunération de la surveillance de ces examens, le paiement de 500.000 francs Cfa par enseignant ex-contractuel, au titre des émoluments non perçus de janvier à mai 2014, et l’intégration à la fonction publique de 97 d’entre eux radiés en 2014, pour faits de grève, ainsi que la suppression de l’emploi d’instituteur adjoint.

Dominique FADEGNON

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