Menace sur les examens du BEPC et du BAC: Un syndicat prend 3 grandes décisions et met Kandia en difficulté


19/06/2020
Menace sur les examens du BEPC et du BAC: Un syndicat prend 3 grandes décisions et met Kandia en difficulté
Les examens à grand tirage menacés par un syndicat

Dans un document publié dans le quotidien d'Abidjan du vendredi 19 juin 2020, le bureau exécutif national du Syndicat National des Enseignants et des Personnels du Privé Laïc de Côte d'Ivoire (SYNEPPLACI) a décidé de boycotter les examens de la session 2020. Une décision des responsables dudit syndicat pour emmener les autorités à se pencher sur la situation des enseignants et des personnels non-enseignants du privé laïcs. Cependant cette décision risque de mettre, la ministre ivoirienne de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Kandia Camara en difficulté.


En raison de la pandémie à coronavirus, l'examen du Cepe a été annulé tandis que les dates des examens scolaires de fin d'année ont été revues par la ministre Kandia Camara. Ainsi, les candidats aux examens du Bepc et du Bac devront composer respectivement, du lundi 13 juillet au mercredi 15 juillet 2020, et du lundi 27 juillet au jeudi 30 juillet 2020. Cependant, ces examens de fin d'année risquent d'être entachés. Le bureau exécutif national du SYNEPPLACI a décidé de boycotter les examens de la session 2020.

Selon le document en notre possession, ce boycott se fera à travers trois (3) grandes décisions à savoir : la fermeture des centres d'examens dans les établissements scolaires privés laïcs, la fermeture des centres d'examens ou centres d'accueil délocalisés privés laïcs, et la fermeture des centres d'examens dans les établissements scolaires publics où composent les élèves des établissements privés laïcs. Selon le communiqué, ces décisions seront maintenues jusqu'au règlement diligent de leurs préoccupations qui sont entre-autre :

La revalorisation des salaires des enseignants et autres personnels du privé laïc de Côte d'Ivoire, la mise à jour des barèmes des salaires minima catégoriels conventionnels de l'enseignements privé laïc, le rétablissement de l'indemnité de logement au taux conventionnel de 15 % du salaire minima catégoriel conventionnel, la remise de l'arrêté portant revalorisation des barèmes des salaires impayés qu'elle occasionne pour les enseignants du privé laïc, de mars à la fin de l'année scolaire, le paiement du reliquat de la spéciale dévaluation 1994-1995 et l'escroquerie financière à la Covid-19 : la demande d'aide sollicitée du gouvernement et du chef de l’État, s'est transformée en une escroquerie à grande échelle sur le dos des enseignants et des personnels non-enseignants du privé laïc.

Mélèdje Tresore

MELEDJE Trésore

|

  • SOURCE: Linfodrome

1 | 2