Rapprochement Bédié-Gbagbo, nouvelle Cei, Ouattara/ Benjamin Douosson Téhé (Délégué Lider en Allemagne et Autriche) dit ses vérités : « Cette Cei est confligène...»

A Alassane Ouattara : «Il faut savoir partir du pouvoir…»
06/09/2019
Rapprochement Bédié-Gbagbo, nouvelle Cei, Ouattara/ Benjamin Douosson Téhé (Délégué Lider en Allemagne et Autriche) dit ses vérités : « Cette Cei est confligène...»
Benjamin Douosson Téhé a indiqué, concernant Lider, que le parti se porte très bien à l’international et enregistre une grande adhésion de la part des compatriotes.

Délégué régional à l’implantation de Liberté et démocratie pour la République (Lider) en Allemagne et en Autriche, Benjamin Douosson Téhé, s’est prononcé, lors de son passage, récemment, à Abidjan, sur plusieurs sujets. Il s’agit, entre autres, selon nos sources, du rapprochement Bédié-Gbagbo, de la nouvelle Cei controversée, et des velléités de candidature de l’actuel président Alassane Ouattara à la présidentielle de 2020.

Sur le rapprochement entre le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), Henri Konan Bédié, et le fondateur du Front populaire ivoirien (Fpi), Laurent Gbagbo, Benjamin Douosson pense que c’est une initiative louable. « Quand notre père, le président Laurent Gbagbo quittait le pays sous les bombes de l’armée française, de l’Onuci et des Forces nouvelles, il était en désaccord avec son aîné HKB. Si le temps a permis de les rapprocher, c’est une bonne chose. C’est un acte de réconciliation qui vaut son pesant d’or. Il faut que le père sorte des geôles de l’impérialiste, retrouve la terre de ses ancêtres avec le frère Charles Blé Goudé », a-t-il dit, avant d’émettre quelques réserves sur cette alliance. « Cependant, toutes les incantations autour de cette démarche en rapport avec les élections de 2020 ne sont que pure stratégie de charme. C’est aussi la politique. Mais les Ivoiriens ont besoin de beaucoup mieux pour être séduits», a-t-il dénoncé.

Relativement à la nouvelle Commission électorale indépendante (Cei) validée par le chef de l’État et contestée par une partie de l’opposition, dont le Pdci et le «Parti de Gbagbo », l’un des « disciples » de Mamadou Koulibaly soutient mordicus que cet organe n’est pas représentatif. «Une Cei indépendante tire sa substance de son caractère impartial, incontestable, fédérateur, et surtout apolitique. Celle dont vous parlez est confligène, elle porte les germes d’une perpétuelle contestation, d’une crise inévitable. Point n’est besoin d’être prophète pour le déceler. Elle agonise avant même son existence. Et pour ne pas se faciliter la tâche, elle a pour président un citoyen dont la réputation, les qualités et les compétences en matière d’organisation d’élections souffrent d’un manque de confiance chronique. Il faut, à un moment donné, comprendre la logique de l’exécutif actuel et prendre les dispositions en tant qu’opposition », a-t-il martelé.

Sur les velléités de candidatures du chef de l’État ivoirien, le Délégué régional de Lider a dénoncé cette position qui pourrait, selon lui, mettre à mal le pays. « L’orgasme du pouvoir et les mauvais conseillers qui sont autour de lui peuvent  l’induire en erreur. Sinon d’où peut venir une telle tentation ? En 2010, il était un candidat exceptionnel, en 2015, un candidat dérivé.  Évitons de faire des acrobaties constitutionnelles pour en faire un candidat messianique en 2020. Il faut savoir quitter le pouvoir pour entrer dans l’histoire. Toutes les agitations pour un troisième mandat ne feront qu’exposer le pays à un désastre. Il faut éviter cela. Je le répète, on n’a pas besoin d’être prophète pour savoir le danger qui guette le pays si en 2020, il succombait à cette tentation. Le peuple est fatigué et il faut permettre qu’en 2020, il pousse un ouf de soulagement avec une nouvelle figure politique comme Mamadou Koulibaly», a-t-il soutenu.

Bien avant, Benjamin Douosson Téhé a indiqué, concernant Lider, que le parti se porte très bien à l’international et enregistre une grande adhésion de la part des compatriotes qui ont compris le sens réel des enjeux en cours et du combat à mener pour y arriver. Pour lui, Lider est aujourd’hui un parti capable de rivaliser avec ceux dits grands sur l’échiquier national. «Notre parti Lider va gagner cette élection en 2020. J’en veux pour preuve, cette adhésion silencieuse et massive des jeunes, des femmes, des hommes, des citoyens et citoyennes de toutes les couches sociales au projet de société du professeur Mamadou Koulibaly. Aujourd’hui, les Ivoiriens ont assez du buzz politique et recherchent un leader qui allie humilité, travail, courage,  rigueur et pédagogie. Un leader qui communique avec eux et projette la société ivoirienne  dans un espoir véritable et non illusoire. Cette victoire sera celle du peuple. Le peuple doit être dans une démarche de s’autodéterminer car en 2020, il s’agira pour eux de mettre fin à toutes ces années de calvaire », a-t-il souhaité.

 

Séverin DJAHA

 

 

 

Severin Djaha

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  • SOURCE: Soir info

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