Mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro : Ouattara va transmettre d'autres éléments ''en béton'' à Interpol


12/01/2020
Mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro : Ouattara va transmettre d'autres éléments ''en béton'' à Interpol
Ouattara ne veut pas jeter du lest dans cette affaire contre Soro

Abidjan ne veut pas lâcher du mou. D'autres éléments vont être transmis à Interpol dans le cadre du mandat d'arrêt international lancé contre Guillaume Soro pour atteinte présumée contre la sûreté de l'État, entre autres.

 

Abidjan s'apprête à transmettre à Interpol d'autres preuves accablantes contre Guillaume Soro qu'elle accuse de tentative de coup d'État. C'est ce que fait savoir Jeune Afrique dans sa livraison du 12 au 18 janvier 2020. « Les autorités ivoiriennes ont annoncé l’émission de ce mandat dans la précipitation, alors que le dossier n'était pas encore complet. D'autres éléments vont être transmis à Interpol », rapporte le confrère.

En outre, cet hebdomadaire s'est intéressé au '' mutisme'' de Paris sur cette affaire de mandat d'arrêt international lancé par Abidjan contre son ressortissant, Guillaume Soro. Des pro-Soro qui s'en réjouissent d'ailleurs, voient dans cette ''réserve'' de la France une volonté de ne pas livrer à Alassane Ouattara, pieds et poings liés son ancien allié, Guillaume Soro qui lui fait front. Ce dernier a annoncé depuis plusieurs mois sa volonté de briguer la magistrature suprême en Côte d'Ivoire, en octobre 2020. Pour eux, la France apporterait ainsi à l'opposant Soro une « protection ». Et, pourtant. Jeune Afrique explique pourquoi la France reste silencieuse sur la question.

«Paris attend désormais de voir si Interpol validera ou non le mandat d'arrêt transmis par Abidjan. Cela peut prendre plusieurs jours. Interpol doit examiner la validité des motifs. S'il est confirmé, une notice rouge sera envoyée à tous les États membres. Nous prendrons alors le temps d'étudier les faits reprochés à Soro avant de décider si nous appliquons le mandat », rapporte le confrère qui a interrogé une source à l'Élysée.

On pourrait alors dire que rien n'est gagné ou perdu pour chacune des deux parties. La solidité de l'accusation et la pertinence des moyens de la défense seront déterminants dans ce combat entre Alassane Ouattara et son désormais rival, Guillaume Soro.

Jonas BAIKEH

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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