Dernière sortie des Évêques de Côte d'Ivoire : Mamadou Koulibaly prend position


24/01/2020
Dernière sortie des Évêques de Côte d'Ivoire : Mamadou Koulibaly prend position
Mamadou Koulibaly, président du LIDER apporte son soutient les évêques.

Comme de coutume tous les jeudis, Mamadou Koulibaly, président du Lider (Liberté et Démocratie pour la République) ce jeudi 23 Janvier 2020, il a commenté l'actualité nationale. Il est intervenu sur la déclaration des Évêques, au cours d'un direct diffusé sur les réseaux sociaux.

Depuis quelques semaines, les Évêques de Côte d’Ivoire se plaignent du non-respect des promesses qu’avaient promis le pouvoir en place, notamment la réconciliation en Côte d’Ivoire. Devant tout le cri de cœur des Évêques, Mamadou Koulibaly dans son direct du jeudi 23 janvier 2020 a donné son point de vue quant à la question. Il a soutenu les évêques dans leurs contestations avant d’inviter quelques dirigeants de la société civile à se mettre dans le bain.

Le président du Lider a tenu à saluer le courage et la détermination des autorités ecclésiastiques de l’Église Catholique qui tiennent tête au pouvoir en place. Selon lui, les Évêques souhaitent la réconciliation pour le bien de tous. « Je pense que cette initiation des Évêques devrait être saluée, ils ne l’ont pas fait parce qu’ils sont religieux, mais, ils l’ont fait parce qu’ils sont des citoyens de ce pays, ils ont des fidèles dans ce pays, des biens dans ce pays, leurs vies dans ce pays, des investissements et affaire dans ce pays. En un mot, ils veulent la paix dans ce pays», a-t-il fait observer.

Mamadou Koulibaly s’est aussi penché sur les différentes demandes des Évêques pour résoudre ce problème. Parlant de la réconciliation., Mamadou Koulibaly a soutenu que « le gouvernement a littéralement échoué ». Ensuite, au niveau de la concertation et du consensus, il a souligné qu’il ne s’agissait pas de rassembler les partis politiques de voter et de rentrer chacun chez soi, mais bien au contraire d’inviter la société civile qui elle aussi a le droit de décider de la suivi ou de la mort de son pays. «Ici la question n’est pas de réunir les partis politique et les informer de ce qui arrivera et leurs demander de rentrer non. Ici il s’agit de réunir les partis politiques, gouvernement, société civile, jeunes, femmes, et hommes et ensemble de décider de ce qu’on souhaite pour notre pays. » a-t-il informé.

Enfin, il a demandé à toute la société civile de s’impliquer dans ce combat qui les incombe tous.  Pour lui, ils doivent joindre leurs pierres à la construction de l’édifice pour résoudre le problème de peur qui se pose. La société civile ne doit pas attendre de voir le pays dans le chaos avant de se lever. « Toute la société civile devrait donner l’exemple on cite : les avocats, les médecins, les pharmaciens, les chefs coutumiers, les géomètres, les associations, c’est maintenant qu’il faut le faire. Il ne faut pas attendre que les armes commencent à crépiter, que les gens commencent à courir dans tous les sens et chercher à trouver une solution et dire que devons-nous faire? C’est maintenant que nous devons chercher à intervenir pour éviter une crise pré-électorale. Et c’est maintenant que nous pouvons le faire parce que nous sommes intelligents. Je pense qu’on peut le faire » a-t-il espéré.

Lorraine Yao (stg)

 

Lorraine YAO (Stg)

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  • SOURCE: Linfodrome

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