Dialogue politique sur le code électoral / Maurice Kakou Guikahué (Secrétaire exécutif du Pdci) : «Il y a 16 points de désaccord»


14/02/2020
Dialogue politique sur le code électoral / Maurice Kakou Guikahué (Secrétaire exécutif du Pdci) : «Il y a 16 points de désaccord»
Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du Pdci-Rda, fait le point sur le dialogue politique gouvernement et partis politiques.

Gouvernement, partis politiques et société civile sont réunis depuis le 9 janvier 2020 pour discuter du code électoral devant régir les élections en Côte d'Ivoire. Plus d'un mois après, l'heure est au bilan avant la signature du document final sanctionnant les négociations. Signature qui, d'ailleurs, a été reportée sine die, à la demande, nous dit-on, de Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds) et la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (Cdrp), les deux principaux groupements de l'opposition ivoirienne.

Dans une interview parue, hier, mercredi 12 février 2020, dans le quotidien ''Le nouveau Réveil'' n° 5390 aux pages 2 et 3, le secrétaire exécutif en chef du Pdci-Rda, Maurice Kakou Guikahué, n'a pas mâché ses mots. Il a informé de plusieurs points de désaccord entre les parties. «Sur 20 points discutés, il y a un seul point d'accord, il y a 3 points de possibilité de convergence. (…) Il y a 16 points de désaccord», a lâché le n°2 du Pdci-Rda. «Le désaccord le plus important, c'est que le gouvernement veut une Cei qui propose au gouvernement qui décide. Or nous, nous voulons une Cei qui décide. C'est le point de désaccord fondamental. Nous, nous voulons une Cei véritablement indépendante qui décide elle-même», a signifié l'homme politique. «Nous ne transigerons pas», a-t-il ajouté.

Pour le Pdci-Rda, les attributions de la Cei sont définies dans le code électoral. Raison pour laquelle, a-t-il dit, le parti présidé par Henri Konan Bédié souhaite une Cei «qui décide». «Nous ne sommes plus pour une Cei de proposition, on veut une Cei de décision. C'est pour cela, je dis qu'on va revenir sur la Cei parce que si tu changes les attributions dans le code électoral, tu es obligé d'attaquer la loi. Et comme le gouvernement ne veut pas revenir sur la Cei, il ne veut pas changer les attributions dans le code électoral», a poursuivi M. Guikahué.

Pour la suite, le Pdci-Rda se donne le droit de faire un retour au gouvernement après avoir analysé le rapport reçu le lundi 10 février 2020. «C'est quand le gouvernement va lire nos propositions qu'on va voir la suite qu'on donne aux choses», a-t-il promis. «C'est un rapport de réunion, on doit être d'accord sur le rapport avant de le signer. Si on n'est pas d'accord que le gouvernement signe un accord qu'on ne veut pas, on avisera. Il faut qu'on dise les choses telles qu'elles se sont passées», a-t-il indiqué.

Depuis début janvier 2020, l'exécutif ivoirien a entamé la deuxième phase de ce dialogue pouvoir, opposition et société civile avec pour objet cette fois, la réforme du code électoral devant régir les prochaines élections. La Cdrp, un groupement politique de l'opposition présidé par l'ancien président ivoirien Henri Konan Bédié et Eds, une coalition de l'opposition qui dit avoir pour «réfèrent politique», l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, avaient promis ne plus boycotter le dialogue avec le gouvernement.

Il faut noter qu'à l'ouverture de la 2e phase du dialogue politique, les parties prenantes ont souhaité que l'élection présidentielle du 31 octobre 2020 se déroule dans un climat apaisé. Pour le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, la reprise du dialogue politique est une preuve supplémentaire de l'engagement du président Ouattara et du gouvernement de tout mettre en œuvre pour créer un environnement favorable à des élections démocratiques, ouvertes et transparentes. Il a exhorté les participants à un dialogue constructif pour la définition des règles devant régir les prochaines élections.

 

Cyrille DJEDJED

 

Cyrille Djedjed

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  • SOURCE: L'inter

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