A 3 mois de la présidentielle/les évêques catholiques aux hommes politiques : « la guerre n’est pas une fatalité » 


01/08/2020
A 3 mois de la présidentielle/les évêques catholiques aux hommes politiques : « la guerre n’est pas une fatalité » 
Les évêques catholiques sont préoccupés par la situation politique.

La Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cec-Ci) a encore interpellé les hommes politiques sur la nécessité de préserver la paix, à 3 mois de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Au terme de leur 116e Assemblée plénière tenue du 26 au 30 juillet 2020, au centre diocésain de Yamoussoukro, la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cec-Ci) n’a de cesse d’interpeller les hommes politiques ivoiriens sur les éventuelles menaces qui pèsent sur le processus électoral d’octobre 2020, rapporte Creochristi.com, dans une publication ce samedi 1 août 2020.

« la guerre n’est pas une fatalité », a insisté Mgr Jean Jacques Koffi Oi Koffi, évêque de San Pedro et vice-président de la Cec-Ci, lors de son homélie de la messe de clôture de la 116e Assemblée plénière. Puis, il a invité les hommes politique à « conduire ce processus dans les règles de l’art, c’est-à-dire dans le respect de Loi fondamentale, dans la concertation et le consensus autour des procédures, dans le respect de la dignité de chacun.»

Le prélat, ajoute le confrère a exprimé les inquiétudes que suscite l’actualité politique. « A trois mois de la prochaine élection du président de la République, nous nous trouvons à la croisée des chemins. Nous traversons des zones de turbulences au plan politique, dont les répercussions pourraient mettre à mal la fraternité et la paix »

Préoccupés par ce qui pourrait advenir, les évêques catholiques sont conscients de leur mission qui est purement religieuse. Insistant qu’elle ne peut donc s’accommoder à l’aspect politique, social et économique. « Mais justement de cette mission religieuse découlent une fonction, des lumières et des forces qui peuvent servir à constituer et à affermir la communauté des hommes selon la loi divine (cf. lettre pastorale n°3) », a-t-il souligné dans l’homélie.

 

Jonas BAIKEH

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  • SOURCE: Linfodrome

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