À 3 mois du scrutin : Danielle Boni Claverie annonce sa candidature à la présidentielle de 2020 : « Je relève le défi, moi Akissi»


02/08/2020
À 3 mois du scrutin : Danielle Boni Claverie annonce sa candidature à la présidentielle de 2020 : « Je relève le défi, moi Akissi»
Danielle Boni Claverie se dit prête à incarner le changement en Côte d’Ivoire.

Danielle Boni Claverie, présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (Urd) a annoncé sa candidature à la présidentielle prévue en octobre 2020 en Côte d'Ivoire. Elle a fait sa déclaration à l'issue du premier congrès ordinaire de son parti, tenu les 31 juillet et 01 août 2020 à Abidjan-Cocody. Un congrès qui a réuni 52 coordinateurs venus de vingt (20) régions de la Côte d'Ivoire.

La présidente de l’Urd est dans la course au fauteuil présidentielle. Elle l’a officiellement fait savoir le samedi 01 août au terme du premier congrès de l’Urd qui s’est déroulé sur 2 jours. Danielle Boni Claverie a affiché ses ambitions présidentielles pour la magistrature suprême. Elle a accepté cette tâche à la demande du congrès de l’Urd. « Nos problèmes sont multiples. L'heure est au changement. Aucun sentiment de vengeance ne nous anime. Il nous faut ressusciter la Côte d’Ivoire, remettre la locomotive sous régionale sur les rails. Je relève le défi, moi Akissi Danielle Boni Claverie », a déclaré la femme politique.

La présidente de l’Urd a invité ses partisans à sillonner toute la Côte d'Ivoire profonde pour dire qu'elle arrive et qu'elle est prête à incarner le changement et la renaissance du pays. Danielle Boni Claverie s’est, par ailleurs, prononcée sur le sujet de la Commission électorale indépendante (Cei). « Si nous continuons dans la même voie (liste électorale suspicieuse, ndlr), il faut qu'on essaie de réfléchir à l'éventualité d'une transition », a-t-elle dit.

En ce concerne la situation sociopolitique, la présidente de l’Urd a fait part de son analyse. « Le navire Côte d'Ivoire va mal. Dans notre lutte nous engrangeons des victoires mais la lutte n'est pas terminée. Nous continuerons à travailler avec nos alliés. Le régime en place n'est pas compétent. Avec la Cdrp (Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix, ndlr), nos relations sont excellentes. Nous allons continuer », a signifié Danielle Boni Claverie.

Quant à la candidature de l'Urd face aux grands partis présents dans l’arène politique ivoirienne, la femme politique a clarifié les choses. « Nous n'avons pas de complexe à ce sujet-là. Ce que nous souhaitons, c'est la victoire de l'opposition. Nous sommes un parti qui se déclare libéral, modéré. Nous nous sommes battus et nous avons souffert pour défendre la souveraineté de la Côte d'Ivoire. Il est bon que nous puissions nous exprimer, nous mesurer », a expliqué la présidente de l’Urd.

Sur un éventuel second tour à l’élection présidentielle de 2020, elle a évoqué la possibilité des alliances pour la victoire de l'opposition. « Nous pensons qu'il y une opportunité qui s'offre ». Pour Danielle Boni Claverie, les mentalités ont changé. Elle a salué les candidatures féminines déjà annoncées.

S’agissant des candidatures des anciens présidents ivoiriens Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, la présidente de l’Urd a tenu ce propos qui interpelle : « Nous sommes dans une situation particulière ». Selon elle, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) fragilisé par des défections, a choisi le sphinx de Daoukro parce qu’il incarne l'unité du vieux parti. « Pour le Fpi, il est évident que le candidat naturel ne peut être que Laurent Gbagbo », a estimé Danielle Boni Claverie.

Pour cette dernière, la nouvelle génération a encore 5 ans jusqu’en 2025 pour se faire connaître sur le terrain et prendre sa place dans l'arène politique. La présidente de l’Urd a demandé à la jeune génération de souffrir pour l'instant que les anciens soient au-devant des choses.

Elle a aussi dévoilé son projet de société pour la Côte d'Ivoire qui porte entre autres, sur les emplois des jeunes, l’éducation, la lutte contre la corruption et le népotisme, ainsi que sur la santé. Pour ce dernier point, Danielle Boni Claverie s’est voulue critique. « Les ivoiriens n'ont aucune confiance dans le système de santé. La couverture maladie universelle (Cmu, ndlr) ne donne pas satisfaction aux usagers. À partir du moment où les populations paient des cotisations, elles sont en droit d'exiger des soins de qualité », a dénoncé la présidente de l’Urd. Elle veut rendre cohérent et améliorer le système.

Sur la question du parrainage, Danielle Boni Claverie a déclaré : « Nous pensons que ce parrainage change totalement et introduit de nouveaux usages. Il aurait fallu le faire beaucoup plus tôt. Ça a été fait dans la précipitation. Et cette précipitation est suspecte. Nous allons y arriver. C'est un pari difficile. Nous allons tenter de répondre aux exigences exorbitantes de ce parrainage. Mais nous allons dénoncer tous les freins qui surviendront. Même les techniciens de la Cei ont du mal avec ce système ».

Faut-il le souligner, l’Urd est un parti créé en 2006, et présent dans 20 régions sur 31 que commpte la Côte d’Ivoire. 

 

Eddy BIBI

Eddy BIBI (Stg)

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  • SOURCE: Linfodrome

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