Côte d’Ivoire : Bédié suspend le dialogue politique, ce qu’il exige du président Ouattara


20/11/2020
Côte d’Ivoire : Bédié suspend le dialogue politique, ce qu’il exige du président Ouattara
Bédié exige la libération des militants et cadres de l'opposition incarcérés.

Le dialogue politique célébré en grande pompe a enfanté d’une souris. Une semaine après sa mise en œuvre, il vient d’être suspendu par Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire qui a fait une communication à la faveur d’une rencontre avec une délégation Atchan venue lui témoigner toute son admiration.

Dialogue politique avec Alassane Ouattara ! Henri Konan Bédié ne veut plus en entendre parler. Il a en effet décidé de mettre un terme à ce dialogue à l’effet d’exiger du président de la République, Alassane Ouattara la libération des militants et cadres de l’opposition arrêtés au lendemain de la création du Conseil national de transition (CNT).

« Le dialogue qui s’est amorcé à l’hôtel du Golf, vous en avez entendu parler. Depuis quelques jours, vous n’entendez plus rien, c’est pour des raisons précises. Il est impossible de continuer ce dialogue sans la libération de tous nos militants, de tous nos cadres incarcérés. Il n’est pas possible de continuer ce dialogue sans la levée du blocus qui assiège encore quelques-uns d’entre eux, comme Hubert Oulaï. J’ai suspendu ce dialogue jusqu’à ce que nos frères soient libérés. J’ai suspendu également ce dialogue jusqu’à ce que ceux qui ont été forcés de fuir à l’étranger, opèrent un retour sécurisé chez nous. Et ce sont là, des préalables non négociables. Et je pense bien que dans quelques jours, ces libérations seront faites pour que nous puissions reprendre la parole ou le dialogue qui a été rompu entre Alassane Ouattara et moi-même. Voilà ces quelques mots que je voulais partager avec vous.», a dit Henri Konan Bédié. Avant d’annoncer des cérémonies pour l’enterrement des ‘’martyrs’’.

« Nous déplorons les morts, les blessés et bien sûr la répression brutale du régime au pouvoir. Demain nous organisons dans toute la Côte d'Ivoire des cérémonies pour l'enterrement de nos martyrs. A cette occasion j'ai demandé que tout le pays, à partir de midi, observe une minute de silence à la mémoire de ceux qui sont tombés. La lutte continue et la lutte continuera grâce à vos soutiens.», a laissé entendre le Sphinx de Daoukro.

 

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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