Remaniement gouvernemental en France : Un ministre écarté pour accusation de viol

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remaniement-gouvernemental-en-france-un-ministre-ecarte-pour-accusation-de-viol Emmanuel Macron a dévoilé son nouveau gouvernement ce lundi
Afrique & Monde

En France, le nouveau gouvernement de la Première ministre Elisabeth Borne a été annoncé ce lundi 4 juillet 2022. Le ministre de la Solidarité, Damien Abad figure parmi les exclus du gouvernement. 

Le remaniement gouvernemental, attendu est enfin dévoilé ce lundi 4 juillet 2022. Le président français Emmanuel Macron a annoncé sa nouvelle équipe après le revers des élections législatives. Ce remaniement est marqué par la sortie de certaines personnalités dans le gouvernement français.

Exclusion du ministre de la Solidarité

Il s'agit notamment de remplacer les ministres défaits lors des législatives. Visé par une enquête pour « tentative de viol », le ministre des solidarités, transfuge de LR a perdu son portefeuille.

Le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Damien Abad a été exclu du gouvernement, en attendant une accalmie en raison d’accusations de viol à son encontre. Il est remplacé par le directeur de la Croix-Rouge française Jean-Christophe Combe.

Le défenseur de la cause féminine quitte le gouvernement

Devenu gênant, presque encombrant pour un chef d’Etat se revendiquant défenseur de la cause féminine, Damien Abad a quitté le gouvernement, ce lundi. Un mois et demi à peine après sa nomination comme ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées, le transfuge des Républicains (LR) abandonne ses fonctions à contrecœur, à l’occasion du remaniement annoncé dans la matinée.

Accusation de viol

Le quadragénaire fait les frais des accusations de viol, tentatives de viols et agressions sexuelles qui se sont multipliées à son encontre. Il est remplacé par un binôme composé de Jean-Christophe Combe directeur général de la Croix-Rouge française et de Geneviève Darrieussecq, membre du MoDem, qui fut ministre des anciens combattants lors du premier quinquennat.

Elu haut la main dans sa circonscription de l’Ain, le 19 juin, l’ancien président du groupe LR à l’Assemblée avait cru que sa victoire électorale, présentée comme celle « du courage, du cœur, du travail et de la proximité », arrachée dans un contexte de quasi-bérézina pour les membres du gouvernement, le mettrait à l’abri. Longtemps, l’entourage du chef de l’Etat avait fait valoir la présomption d’innocence, pour sauver le « soldat Abad », prise de guerre de la macronie prompte à dépouiller peu à peu le parti LR de ses membres. Mais l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris, annoncée le 29 juin, aura scellé le sort du quadragénaire et accentué la pression de l’opposition.

Pour ce départ, présenté comme « logique » par l’entourage d’Elisabeth Borne, la première ministre se fonde sur l’idée que le ministre était désormais jugé « empêché ».

Selon le nouveau gouvernement rendu public, se sont 31 ministres et 10 secrétaires d'État ont été nommés, parmi lesquels 19 femmes.