Actuellement en Afrique du Sud, les gros dossiers qui attendent le chef de la diplomatie américaine

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actuellement-en-afrique-du-sud-les-gros-dossiers-qui-attendent-le-chef-de-la-diplomatie-americaine Il y a de forts enjeux stratégiques derrière cette tournée africaine du chef de la diplomatie américaine.
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En tournée africaine, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a débuté par l'Afrique du Sud.

Le chef de la diplomatie américaine est en Afrique du Sud dans le cadre de sa deuxième tournée africaine. Antony Blinken entend ainsi renouer avec l’Afrique pour « tourner la page Trump et contrebalancer l’influence de la Russie et de la Chine », a confié un confrère étranger, ce dimanche 7 août 2022.

Lieu de mémoire

Antony Blinken a déjà visité le lieu de mémoire des émeutes de Soweto, ce dimanche. L’aspect le plus important de sa présence en Afrique du sud commence ce lundi. En effet, le secrétaire d’État doit prononcer un discours attendu à l'université de Prétoria.

Il est également prévu une rencontre avec son homologue sud-africaine, la ministre Naledi Pandor. L’objectif est de « relancer les dialogues stratégiques entre les deux pays ». Faut-il le préciser ici, sous l’ère Donald Trump, ces discussions ont cessé d’exister.

« Les deux nations ne sont pas toujours à l’unisson sur le plan diplomatique »

Il y a un point important à noter. « Les deux nations ne sont pas toujours à l’unisson sur le plan diplomatique, notamment sur le front de la guerre en Ukraine, dont il sera question », a-t-on appris. L’Afrique du Sud fait partie des BRICS, et refuse pour l’heure de condamner la Russie.


Lors des discussions annoncées, la question des échanges économiques devra être abordée. Cela, « alors que les États-Unis sont le troisième partenaire commercial de l’Afrique du Sud, derrière la Chine et l’Allemagne, et l’une des principales sources de touristes internationaux pour le pays ».

Nouvelle stratégie pour l’Afrique

Antony Blinken prévoit également de présenter la « nouvelle stratégie (des États-Unis) pour l’Afrique ». Une stratégie qui a pour but de « renforcer l’influence de Washington face aux puissances rivales, sans faire des pays du continent des pions sur l’échiquier politique », a-t-on fait savoir.

Selon Bob Wekesa, directeur adjoint du Centre Africain des études américaines basé à Johannesburg, depuis la présidence de Jacob Zuma, l'Afrique du Sud « s’est un peu plus rapprochée de la Chine et de la Russie ». Il a par ailleurs rappelé que l'Afrique du Sud est un « allié des nations des BRICS ».

Alain ZADI