Côte d’Ivoire : Hamed Bakayoko, l’homme qui a tout sacrifié pour le président Alassane Ouattara

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cote-d-ivoire-hamed-bakayoko-l-homme-qui-a-tout-sacrifie-pour-le-president-alassane-ouattara Le premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko est mort mercredi 10 mars, à 56 ans, dans un hôpital en Allemagne.
Politique

Décédé le mercredi 10 mars 2021 des suites d’un cancer en Allemagne, le premier ministre, Hamed Bakayoko aura été l’une des grandes figures de l’accession du président Alassane Ouattara au pouvoir. Retour sur le parcours d’un homme qui aura tout sacrifié pour son mentor, Alassane Ouattara.

Hamed Bakayoko, le premier ministre ivoirien n’est plus. Comme Amadou Gon son prédécesseur à la Primature, il laisse derrière lui, un riche passé de dures labeurs au profit du président Alassane Ouattara. Reconnu pour son sens de rigueur, le premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko aura occupé de hautes fonctions au sommet de l’Etat. Sur le plan loyauté, Hamed Bakayoko aura été l’un des plus fidèles du président de la République, Alassane Ouattara.

Tout part des années 90. A l’époque, Hamed Bakayoko était jeune étudiant inscrit en troisième année de médecine. Il s’engage très tôt aux côtés d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre du président Houphouët Boigny. Qui cherchait à s’introduire au sein du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda). A la faveur du congrès politique du Pdci de septembre 90, Hamed Bakayoko, alors en troisième année de médecine et à seulement deux (02) semaines des examens, décide de se rendre à Yamoussoukro pour prendre fait et cause pour Alassane Ouattara. Il faisait ainsi croix sur ses études pour s’engager auprès d’Alassane Ouattara, personnage alors ‘’inconnu’’ du paysage politique ivoirien. Il devient alors l’un des premiers soutiens à Alassane Ouattara au sein du Pdci. Hamed Bakayoko défend dès lors, les positions parfois très tranchées en faveur  d'Alassane Ouattara.

A l’école d’Alassane Ouattara depuis son jeune âge, il a occupé les postes stratégiques du pays. Du ministère de la Communication, en mars 2003, passant par le ministère de l’Intérieur, en 2011, puis le ministère de la Défense, Hamed Bakayoko aura été au cœur du système du pouvoir Ouattara. En mai 2017, à l’occasion de la mutinerie, il est envoyé par le gouvernement à Bouaké pour calmer la fronde des mutins. Mission qu’il réussit avec brio.

Après la présidentielle du 31 octobre, marquée par le boycottage de l’opposition et des violences ayant fait une centaine de morts, « HamBak » avait ramené l’opposition à la table des négociations, ce qui a permis des élections législatives apaisées, avec la participation de toutes les forces politiques. Quatre jours avant sa mort, il avait lui-même été largement réélu député dans son fief de Séguéla (Nord) aux législatives du 6 mars.

 

Maxime KOUADIO