Jncc 2022: Le DG du CNRA présente la place de la recherche dans la chaîne de valeur agricole

Publié le Modifié le
jncc-2022-le-dg-du-cnra-presente-la-place-de-la-recherche-dans-la-chaine-de-valeur-agricole Professeur Abdourahamane Sangaré, Directeur général du Centre national de recherche agronomique (CNRA). (Ph: DR)
Economie

La 8ème édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (Jncc 2022) a permis de dévoiler la place qu’occupe la recherche dans la chaîne de valeur de la production agricole.

Tout part de la recherche. La recherche intervient à trois niveaux dans la chaîne de valeur de la production agricole. C’est l’information donnée, samedi 1er octobre 2022, par Professeur Abdourahamane Sangaré, Directeur général du Centre national de recherche agronomique (CNRA).

3 niveaux d'interventions de la recherche

Le DG du CNRA a indiqué, lors de la Jncc 2022, que le premier secteur de la recherche consiste à améliorer la productivité. Il a pris l’exemple du cacao Mercedes qui est un produit de la recherche. Professeur Abdourahamane Sangaré a mentionné, à titre d’exemple, que la Côte d’Ivoire est passée avec son cacao Mercedes, d’une production de 300 Kilogrammes de cacao à l’hectare à 3 tonnes à l’hectare aujourd’hui.

«Le producteur de cacao qui suit l’itinéraire technique doit normalement avoir 3 tonnes à l’hectare», explique Pr Abdourahamane Sangaré.

"La Côte d’Ivoire est passée avec son cacao Mercedes, d’une production de 300 Kilogrammes de cacao à l’hectare à 3 tonnes à l’hectare aujourd’hui"

Le deuxième secteur de la recherche, toujours de l’avis du DG du CNRA, c’est l’accompagnement des paysans et de tous les acteurs du secteur de la production à adopter les bonnes pratiques et à faire en sorte que le potentiel du matériel mis à leur disposition soit au niveau maximal.

Qualité sensorielle du cacao

Le troisième niveau d’intervention de la recherche, a conclu Pr Sangaré, c’est la transformation. «Le CNRA a un programme spécial au niveau de la transformation, programme dans lequel le cacao occupe une place prépondérante», a informé le DG.

"La Côte d’Ivoire est en train de développer une technologie assez particulière, à savoir la technologie de l’identification de la qualité sensorielle du cacao"

Pr Sangaré a affirmé qu’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est en train de développer une technologie assez particulière, à savoir la technologie de l’identification de la qualité sensorielle. «Aujourd’hui, on peut identifier avec précision l’origine d’un cacao à partir de sa saveur. Nous sommes en train de mettre en place un système qui puisse permettre de caractériser tout ce qu’il y a comme cacao, non seulement en terme de variétés, mais aussi en terme de terroir, pour faire du cacao ivoirien un cacao d’exception», a justifié le DG, faisant remarquer qu’il s’agit aujourd’hui, outre la quantité, d’avoir plusieurs niches dans la qualité.