Abidjan

Sanglant Réveillon du Nouvel An à Attécoubé : Un pétard bousille la main d’un gendarme, le Général Apalo raconte

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sanglant-reveillon-du-nouvel-an-a-attecoube-un-petard-bousille-la-main-d-un-gendarme-le-general-apalo-raconte Le Général de Corps d'Armée, Alexandre Apalo Touré, a raconté les circonstances de la blessure aux gendarmes d'Aboisso ce samedi 1er janvier 2022
Faits divers

En patrouille de sécurisation du réveillon du Nouvel An, un gendarme a eu la main bousillée par un pétard dans la commune d’Attécoubé. Il a reçu, la même nuit, la visite de réconfort du Général de Corps d’Armée, Alexandre Apalo Touré, à l’hôpital de Treichville.

Le Réveillon de la Sainte Sylvestre a été sanglant pour un élément de la gendarmerie ivoirienne, dans la commune d’Attécoubé encore sous le choc. Un pétard jeté dans leur véhicule a explosé dans sa main, la bousillant carrément. Le Général de Corps d’Armée, Alexandre Apalo Touré, a livré cette information, ce samedi 1er janvier 2022, au personnel de l’Escadron d’Aboisso et de la Compagnie où il s’est rendu.

La main du gendarme « broyée » par le pétard

« Cette nuit, j’étais à l’hôpital de Treichville (au CHU). Il y a un de vos camarades, alors qu’ils étaient dans le véhicule à Attecoubé, ils ont reçu un pétard qui a été jeté entre leurs jambes. Et ce gendarme voulait mettre rapidement le pétard hors du véhicule parce qu’il était dans une situation où il ne pouvait pas faire autre chose. Malheureusement, il n’a pas eu le temps de le faire et le pétard a pété. Résultat, sa main a été broyée », a raconté le Général Apalo.

« C’est difficile pour cet élément, je l’ai vu en larmes »

Informé, le Commandant supérieur de la gendarmerie s’est rendu à l’hôpital de Treichville où le blessé a été conduit. « C’est difficile pour cet élément. Je l’ai vu en larmes, dans une situation particulièrement difficile. En quittant sa famille, sa femme et ses enfants, il partait pour revenir en entier. Nous espérons que les médecins feront mieux, mais aujourd’hui, sa main est gravement touchée. Nous pouvons même prier pour ne pas qu’elle soit amputée », s’est-il adressé au personnel de l’Escadron d’Aboisso et de la Compagnie.

Le Général Apalo montre la mission du gendarme

En faisant cette révélation aux gendarmes d’Aboisso, le Général Alexandre Apalo Touré veut leur montrer la mission d’un gendarme. « Voici ce qu’est notre mission. Parce que là, nous parlons d’une main qui pourrait être amputée », a-t-il dit, avant d’ajouter que dans d’autres occasions, le gendarme peut mourir lors d’une mission : « C’est le serment que nous avons prêté…Parce que n’est pas gendarme qui veut. Nous devons assumer cet engagement avec fierté, avec joie. C’est pour cette raison que quand malheureusement, il y a un d’entre nous qui tombe, nous essayons d’organiser ses funérailles de façon particulière ».


Et cela « pour bien montrer qu’il a servi l’Etat, qu’il a servi ses concitoyens, qu’il a servi la population, qu’il s’est engagé à éventuellement mourir s’il le fallait donc. Pour protéger des populations, le peuple, les institutions républicaines. Ça, c’est spécial, donc vous êtes des hommes spéciaux. Je vous engage à le demeurer. Il ne faut pas gâcher cet élément fort, cet élément exceptionnel qui doit être envié par les plus grands spirituels, les plus grands religieux. Accepter de mourir à la place de ses concitoyens, même des étrangers qui vivent sur notre territoire lorsque leur vie est en danger », a-t-il conseillé.

Le Général Apalo a appelé les commandants de brigade, de compagnie et d’escadron à donner l’exemple. « C’est pour cette raison qu’à cette heure-là, et toute la nuit d’ailleurs, vous pouvez me voir avec mes 4 étoiles en train de sillonner les routes pour montrer l’exemple, pour vous encourager, pour vous dire que ce que je vous demande de faire est faisable, pour vous démontrer que je ne vous pousse pas vers des chemins tortueux et inutiles parce que je le fais moi-même. Donc les chefs doivent montrer l’exemple », a-t-il dit, appelant les gendarmes à mériter la confiance de la République et chanter l’hymne national avec fierté.

Adolphe Angoua

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